L’ONU s’engage aux côtés de l’Union Africaine pour une paix durable en Afrique
Par Afrique Avenir



A la tri­bune des Na­tions Unies (Onu), Ban Ki- Moon a lancé, ven­dre­di 22 oc­tobre, un appel en di­rec­tion de la com­mu­nau­té in­ter­na­tio­nale afin d’ap­puyer les ini­tia­tives de paix me­nées par l'Union afri­caine (UA) à tra­vers un fi­nan­ce­ment du­rable.


«Dans un rap­port sur l'appui aux opé­ra­tions de main­tien de la paix au­to­ri­sées par l'ONU, le se­cré­taire gé­né­rale de l’or­ga­ni­sa­tion a fé­li­ci­té l'UA pour ses contri­bu­tions si­gni­fi­ca­tives à la ré­so­lu­tion des conflits sur le conti­nent à tra­vers la mé­dia­tion, le main­tien et le ren­for­ce­ment de la paix.

L’ac­tion de l’Union Afri­caine en fa­veur du main­tient de la paix



Créé en 2003, le Conseil de paix et de sé­cu­ri­té de l'Union afri­caine est com­po­sé de 15 États : Afrique du Sud, Al­gé­rie, Ca­me­roun, Ré­pu­blique du Congo, Éthio­pie, Gabon, Ghana, Kenya, Le­so­tho, Libye, Mo­zam­bique, Ni­ge­ria, Sé­né­gal, Sou­dan et Togo.

Son pre­mier som­met a eu lieu les 10 et 11 jan­vier 2005 à Li­bre­ville, au Gabon. Il était consa­cré à la si­tua­tion en Côte d'Ivoire, en Ré­pu­blique dé­mo­cra­tique du Congo et au Dar­four. L’UA se donne un droit d’in­gé­rence dans cer­taines si­tua­tions, et no­tam­ment concer­nant les actes de gé­no­cide et de crimes de guerre. Elle joue de­puis sa créa­tion un rôle actif dans ce do­maine.

L'UA est no­tam­ment in­ter­ve­nue au Togo en 2005 où une crise ou­verte est évi­tée à la mort de son di­ri­geant  Gnas­sing­bé Eya­dé­ma. Elle est aussi in­ter­ve­nue pour la re­prise des pro­ces­sus dé­mo­cra­tique, comme en Ré­pu­blique cen­tra­fri­caine et au Bu­run­di.

Sa pre­mière mis­sion en temps que force de main­tien de la paix du­rant la Guerre ci­vile au Dar­four a consis­té à dé­ployer en 2007 en­vi­ron 6 000 mi­li­taires, lors de l'ope­ra­tion AMIS.



Une ac­tion qui doit être sou­te­nue à un degré plus im­por­tant

Selon Ban Ki Moon, il s’agit de trou­ver une so­lu­tion pour four­nir des res­sources pré­vi­sibles, du­rables et flexibles à l'Union afri­caine lors­qu'elle en­tre­prend des opé­ra­tions de main­tien de la paix au­to­ri­sées par le conseil de sé­cu­ri­té de l'ONU.

Le se­cré­taire gé­né­ral a lancé cet appel lors de la réunion du conseil de sé­cu­ri­té de l'ONU sur la paix et la sé­cu­ri­té. Selon le se­cré­taire gé­né­ral de l’ONU, les opé­ra­tions de main­tien de la paix en Afrique de­vraient bé­né­fi­cier du même ni­veau d'appui que les mis­sions si­mi­laires de l'ONU, no­tam­ment le rem­bour­se­ment des frais de per­son­nel.

Or, les ef­forts de main­tien de la paix dans la ré­gion sou­da­naise du Dar­four et de la So­ma­lie sont mar­qués par des res­sources li­mi­tées. L'ONU tra­vaille donc ac­tuel­le­ment avec l'UA pour dé­fi­nir les di­rec­tives et ren­for­cer ses ca­pa­ci­tés dans le cadre des ef­forts de paix.
Pour une co­opé­ra­tion ren­for­cée entre l’UA et l’ONU

Ban Ki Moon, qui at­tache une grande im­por­tance au par­te­na­riat entre l'UA et l'ONU, sou­met­tra un rap­port qui per­met­tra de dé­fi­nir une vi­sion stra­té­gique pour la co­opé­ra­tion entre les deux or­ga­ni­sa­tions, dans le do­maine de la paix et de la sé­cu­ri­té dans les mois à venir.

Dans un com­mu­ni­qué pu­blié à la fin des dé­bats, le conseil de sé­cu­ri­té a salué le rôle en­cou­ra­geant de main­tien de la paix de l'UA, de concert avec ses or­ga­ni­sa­tions sous ré­gio­nales et confor­mé­ment aux ré­so­lu­tions et dé­ci­sions du conseil. Il a noté avec sa­tis­fac­tion, les ef­forts po­si­tifs de l'UA dans le do­maine du main­tien de la paix et de la sé­cu­ri­té en Afrique.

En effet l'UA a pu mener à bien ces mis­sions dans des cir­cons­tances dan­ge­reuses et dif­fi­ciles.

Octobre 2010

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